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Éditorial | Pacte de lecture rompu

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30.09.2026

C’est une triste histoire de rupture d’un pacte de lecture. Des milliers de lecteurs sont ressortis bouleversés et émerveillés de la lecture d’un roman relatant l’odyssée d’un Haïtien fuyant la violence de son pays pour rejoindre le Canada après avoir traversé d’immondes épreuves. C’était ça ou mourir, de l’auteur Thélyson Orélien, est passé en une petite semaine de coup de génie flairé par plusieurs prix littéraires à œuvre soupçonnée d’avoir été façonnée par l’intelligence artificielle.

Une chute brutale qui rappelle combien l’être humain réagit mal à une apparence de tromperie. Et une affaire qui soulève bien plus de questions qu’elle n’en peut encore résoudre.

Deux fautes, une condamnation ? Si Thélyson Orélien a été retiré de la liste du prix Goncourt, c’est qu’une affaire de plagiat s’est scotchée à de premiers soupçons de recours à l’IA. On pourrait conclure que les deux fautes viennent directement égratigner l’honnêteté intellectuelle de l’auteur, mais elles ne sont pas à confondre. En écriture, journalistique ou littéraire, le plagiat est un crime grave, puisqu’il s’agit d’une appropriation directe du propos d’autrui sans la décence élémentaire d’en avoir cité la source. Des médias québécois ont repéré cet artifice dans des textes d’Orélien qu’ils avaient publiés et ont eu raison........

© Le Devoir