Quelle que soit son évolution, les aînés veulent avoir leur mot à dire sur l’IA
Les aînés sont exclus des décisions concernant le déploiement de l’intelligence artificielle.
De nombreuses personnes âgées sont hautement qualifiées, éprouvent de la curiosité à l’égard des technologies émergentes et sont désireuses d’en savoir plus sur l’IA ; elles s’intéressent au potentiel que celle-ci représente pour notre société. Toutefois, des études montrent que de nombreux employeurs continuent de croire que les employés âgés maîtrisent mal les outils technologiques.
Par conséquent, les personnes âgées voient souvent des occasions d’emploi leur échapper ou ne sont pas prises en considération pour des promotions, même lorsqu’elles possèdent les compétences, la formation et l’expertise requises.
Cet article fait partie de notre série La Révolution grise. La Conversation vous propose d’analyser sous toutes ses facettes l’impact du vieillissement de l’imposante cohorte des boomers sur notre société. Manières de se loger, de travailler, de consommer la culture, de s’alimenter, de voyager, de se soigner, de vivre… découvrez avec nous les bouleversements en cours, et à venir.
L’industrie de l’IA constitue un bon exemple à cet égard. Plutôt que de refléter toute la diversité des utilisateurs potentiels, son personnel est principalement composé de jeunes hommes. Elle risque donc de concevoir des applications et des outils qui reproduisent les préjugés propres à cette catégorie démographique.
Selon un nombre croissant d’études, les personnes âgées sont systématiquement sous-représentées dans les processus de développement des modèles d’IA. Cette lacune rend ces systèmes moins efficaces lorsqu’il s’agit de reconnaître les besoins ou les préférences des utilisateurs âgés et d’y répondre.
Par exemple, une étude portant sur les images générées par l’IA a révélé que les photos de personnes âgées sont systématiquement moins lumineuses et moins nettes que celles où l’on voit des jeunes.
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