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Notre cerveau ne perçoit pas le monde de manière continue, mais par vagues

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06.09.2026

Même si notre perception visuelle nous semble continue, elle est en réalité saccadée.

Même si notre perception visuelle nous semble continue, elle est en réalité saccadée.

De nouvelles recherches démontrent que notre perception ne varie pas seulement dans le temps, mais aussi selon la position de l’information dans l’espace.

De nouvelles recherches démontrent que notre perception ne varie pas seulement dans le temps, mais aussi selon la position de l’information dans l’espace.

Ces recherches pourraient permettre d’améliorer les interfaces cerveau-machine.

Ces recherches pourraient permettre d’améliorer les interfaces cerveau-machine.

En 1895, le premier film de l’histoire, Sortie d’usine, était projeté à Paris. Cette prouesse a été rendue possible par les frères Lumières, inventeurs du cinématographe, un appareil permettant de présenter 16 images par seconde, une fréquence suffisante pour nous donner une impression de fluidité, de continuité dans les mouvements lorsqu’on regarde le film.

À l’image des caméras vidéo fonctionnant sur la base d’une suite d’instantanés les uns à la suite des autres, notre cerveau prend des instantanés de notre environnement visuel, une dizaine par seconde, analysant le monde qui nous entoure de manière périodique.

Jusqu’au début du XXᵉ siècle, la perception était considérée comme continue. C’est dans les années 1900 que des psychologues expérimentaux (comme William James et Joseph Stroud) proposent l’hypothèse d’une perception périodique. Au cours d’un cycle de 100 millisecondes (ms), notre cerveau est plus réceptif au sommet du cycle : il traite mieux les informations visuelles, comme si tout était plus clair et visible. À l’inverse, lorsqu’il est dans le creux du cycle, les informations visuelles sont moins bien perçues, parfois manquées complètement, comme si elles étaient plongées dans l’ombre (Figure 1).

Récemment, nous avons montré dans notre laboratoire que notre perception ne varie pas seulement dans le temps, mais aussi selon la position de l’information dans l’espace. Elle agit comme une vague qui se déplace dans notre champ visuel, rendant certains endroits plus visibles que d’autres selon le moment où la vague les atteint. Lorsqu’une goutte tombe dans de l’eau, elle induit des cercles qui se propagent tout autour du point d’impact. De la même façon, à partir d’un point de référence dans notre environnement, des vagues perceptives se propagent........

© The Conversation