BHL - J’ai tant prédit la victoire de l’Ukraine…
Cela fait quatre ans que je le répète.
Je l’ai écrit dans ces colonnes, je l’ai dit dans mes films, je l’ai soutenu à la tribune des Nations unies, devant le Congrès américain, au Parlement français, partout.
L’Ukraine gagnera cette guerre.
Cela prendra du temps, bien entendu.
Il y faudra des souffrances, des villes détruites, des vies brisées, des morts.
Mais, à la fin des fins, le pays de Taras Chevtchenko et de Volodymyr Zelensky ne peut que triompher de ceux qui ont voulu l’effacer de la carte et de l’Histoire.
On me regardait alors comme un rêveur ou un fou.
Les militaires de plateau, les stratèges en chambre, les experts qui confondaient puissance et victoire n’y voyaient même pas une hypothèse.
Je n’en ai, depuis le premier jour, jamais douté.
Tantôt, je m’autorisais de ce que je voyais sur les fronts. L’audace indomptable des combattants. La résistance acharnée, presque insensée, de ces villes déjà mortes qu’étaient Chasiv Yar ou Toretsk. Ou, simplement, cette vérité établie depuis Frank Capra : quand des hommes, face à une armée de mercenaires ou de pauvres diables envoyés à la boucherie, savent répondre à la question « Pourquoi nous combattons ? », ils sont invulnérables…
Tantôt, c’était leur ingéniosité qui........
