Notre fatigue, encore
Quand les États-Uniens ou les Canadiens anglais participent à une fête publique ou privée, ils font jouer de la musique en anglais, leur langue. Quand les Québécois se retrouvent dans la même situation, même lors de fêtes organisées dans des écoles francophones, ils écoutent de la musique en anglais, la langue maternelle d’une minorité qui en impose. Si on suggère qu’il serait préférable de choisir de la musique en français, on passe pour un casseux de party.
Quand la Finlande veut voter et appliquer une loi, elle ne se fait pas dire par la Cour suprême d’une nation voisine qu’elle ne peut pas le faire. Quand le Québec veut voter une loi, l’épée de Damoclès de la Cour suprême du Canada plane systématiquement au-dessus de sa tête. Cette cour, pourtant, est formée de juges nommés par un État qui n’est que très partiellement celui des Québécois et soumise au cadre d’une constitution jamais ratifiée par le Québec.
Le hockey est le sport national du Québec. Pourtant, quand je regarde les Jeux olympiques, je ne vois pas d’Équipe Québec. Pire encore, je ne vois même pas de joueurs québécois dans l’équipe canadienne masculine, qu’on tente de faire passer pour la mienne.
Sur la scène internationale, la voix de ma nation ne s’entend pas. Je dois donc supporter que le premier ministre........
