menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Quelque chose comme un peuple qui se replie

9 0
02.10.2026

L’autrice est écrivaine, rédactrice et scénariste. Elle a notamment publié Raccommodements raisonnables (Somme toute/Le Devoir) en 2025.

Morose. Beige. Brune. Suintante de peur et de désinformation. Il n’y a pas de doute : la campagne électorale québécoise est totalement en phase avec l’époque, sombre, qui glisse entre nos doigts et ceux des médias. Une course de chevaux malades tous semblables, avec une licorne — que notre monde mené par l’argent n’a semble-t-il pas envie de voir au pouvoir, alors que…

Je m’en confesse, cette course et sa probable issue m’ont donné la nausée plutôt que de l’espoir. Avant même que la campagne ne commence, Paul St-Pierre Plamondon était campé dans le rôle du gagnant. Ces dernières années, alors que le Parti québécois (PQ) n’avait que sept députés à l’Assemblée nationale, il a pris énormément de plancher pour pousser une rhétorique s’inscrivant dans la lignée des médias français de Bolloré : entrisme, natalisme, liens entre immigration et criminalité, j’en passe, et des meilleures. Ceux qui ont noté cette approche qui penche vers la droite se sont fait rabrouer, mais elle a pris de la vitesse lors de la campagne. « Immigration » a été le mot le plus prononcé par PSPP, suivi par « bureaucratie » et « déclin » (du français, de la civilisation, du peuple, alouette, nous voilà plumés et désœuvrés). Ça vous rappelle quelqu’un ? Ne le dites pas trop fort, le probable prochain PM va crier à la désinformation.

Où est passé le PSPP de Génération d’idées, celui qui parlait de laïcité dans le respect de la charte, qui mettait de l’avant un « nous » inclusif ? À........

© Le Devoir