Que reste-t-il de la réputation de nos institutions ?
La campagne électorale est terminée. L’attention médiatique se porte désormais sur la constitution d’un nouveau gouvernement. Mais il reste une question en suspens, écrit l’auteur : dans quel état se trouve la réputation des institutions publiques québécoises ?
Pendant 39 jours, cinq partis politiques ont débattu avec vigueur de la santé, de l’éducation et de la performance de ministères ou d’organismes relevant de l’État. Ces débats sont sains en démocratie. Ces institutions ont été créées pour servir les Québécois et les élections constituent le moment par excellence pour leur demander des comptes et espérer des améliorations.
Mais il y a un effet cumulatif qui mérite qu’on s’y arrête. Certains partis ont annoncé leur intention d’abolir Santé Québec, une entité gouvernementale fondée il y a seulement deux ans. D’autres se sont affrontés pour compter le nombre de fonctionnaires qu’ils souhaitaient couper dans les effectifs : 20 000 ici, 12 000 là. Le vocabulaire n’avait rien pour améliorer le portrait : dégraissage, gaspillage, bureaucratie.
Chacune de ces propositions se défend sur le fond. Mais mises bout à bout, elles........
