Télétravail : les pour, les contre, et pourquoi les gens y tiennent tant
Qu’est-ce qui explique la si grande popularité du télétravail auprès des employés ? Une étude qualitative a fouillé la question.
Le 6 juillet 2026, la présence minimale obligatoire de quatre jours au bureau des fonctionnaires fédéraux canadiens admissibles au travail hybride est entrée en vigueur. Pour comprendre la grogne entourant cette annonce, il est nécessaire d’aborder les avantages et les désavantages perçus du télétravail par ceux qui le pratiquent.
Les syndicats fourbissent d’ores et déjà leurs armes : ils reprochent au gouvernement fédéral un retour précipité dans des lieux exigus, et ce, alors que les négociations entourant les conditions de travail n’ont toujours pas abouti. Rappelons que leurs membres étaient astreints à une présence minimale de trois jours depuis le 9 septembre 2024.
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Plus fondamentalement, les syndicats craignent que leurs membres perdent des avantages, comme ceux en lien avec « l’équilibre travail-vie personnelle, l’inclusion et l’environnement ». Ces avantages, inclus de façon explicite dans la directive sur le télétravail en 2020 pendant la pandémie de Covid-19, ont disparu de la version du 1ᵉʳ avril 2025 du même document fédéral.
Doctorant en sciences de la Terre à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), je mène actuellement un projet de recherche sur l’empreinte carbone du télétravail. Avec une collègue à la maîtrise, Najoua El Abbadi, j’ai été amené à réaliser des entrevues semi-dirigées avec 21 membres de la communauté de l’établissement au sujet notamment de leurs comportements de déplacements et de consommation de biens en contexte de travail à distance.
Dans ce........
