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Liêm Hoang-Ngoc : "Malgré les cris d’orfraie à droite et à l’extrême droite, ce budget n’est pas socialiste"

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04.02.2026

Après le rejet des motions de censure populistes, la loi de finances 2026 a été adoptée à l’issue d’un marathon inédit dans la Ve République. Partisans d’un régime parlementaire, les socialistes ont, au cours de cette épreuve, voulu faire vivre la démocratie représentative où, en l’absence de majorité absolue, la recherche de compromis est la pratique usuelle.

À l’heure du bilan, observons d’abord que l’austérité initialement programmée s’est largement diluée dans la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS), au point que l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) augmentera de 3 % cette année. Cette évolution est inférieure d’un point à celle qui s’avérerait nécessaire, compte tenu de la dépendance vis-à-vis du système de santé de la population vieillissante, de l’augmentation du coût des techniques médicales et de l’étendue des déserts médicaux. Elle accroît tout de même sensiblement la part des dépenses médicales dans le PIB. La progression des prestations sociales, qui devait être gelée, reste indexée sur l’inflation, tandis que le périmètre du remboursement des soins médicaux est maintenu.

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Enfin, le totem de la réforme des retraites est bel et bien tombé. Si, dans tout compromis, les mots sont choisis pour éviter d’humilier le camp concédant, la « suspension » obtenue par les socialistes équivaut politiquement à un « retrait » de la réforme. Quiconque aura la velléité, en 2027, de rouvrir le dossier de l’allongement de la vie au travail........

© Marianne