Des îles et des illusions!
Je ne suis pas seul à mal supporter les excès d’échelles du monde moderne: trop vaste, trop petit, trop peuplé, trop bruyant, trop injuste, trop cruel… et tant d’autres «trops» que l’on n’arrive plus à marcher et à se reposer comme il convient. On rêve de retrouver son territoire, ses limites, son intimité, le cercle de ses proches et eux seuls. Face à des espaces trop vastes, dont ils ne perçoivent pas les limites, les dirigeants politiques tombent dans la paranoïa et ne voient plus leurs frontières, ni géographiques, ni symboliques (celles qui déterminent ce qui est légitime, ou pas). Pas la peine de citer des exemples, il y en a beaucoup ces temps-ci, et vous les avez en tête, même s’ils diffèrent d’une tête à l’autre!
Pour le commun des mortel·les, le risque est la dépression plutôt que la paranoïa. Face à un «trop» spatial ou démographique – comme arriver dans un pays désiré immense pour peu de temps –, j’ai toujours préféré commencer par une île, un isolat, un village, pour une découverte à l’échelle humaine: celle du........
