menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Naama Lazimi : « Netanyahou l’a décidé : il est un tyran »

18 0
23.07.2026

Naama Lazimi est la bête noire de nombreux membres de la coalition de Benyamin Netanyahou, qui l’ont qualifiée d’« anarchiste » et de personnalité « pire que le Hamas ». Née dans une famille d’origine marocaine, elle a grandi à Migdal HaEmek, ville située dans le nord d’Israël, près de Saint-Jean-d’Acre.

Devenue députée pour la première fois en 2021, élue alors à la 9e place de la liste du parti travailliste par les adhérents, elle se retrouve propulsée au sommet moins d’un an et demi plus tard, lors de nouvelles primaires. La popularité de Lazimi s’est confirmée le 20 juillet, aux primaires du parti, où elle s’est hissée une nouvelle fois à la première place.

Son ascension intervient dans un contexte politique inquiétant en Israël. Lors des derniers jours de la 25e législature de la Knesset (le Parlement israélien), dissoute le vendredi 17 juillet, la coalition sortante a mené un véritable blitz législatif. En quelques jours à peine, des lois aux répercussions profondes sur l’essence même de l’État d’Israël et la démocratie israélienne ont été ainsi adoptées.

Presque toutes sont déjà contestées devant la Haute Cour de justice, dont le gouvernement remet désormais en question l’autorité. L’objectif du Premier ministre est clair : conserver coûte que coûte sa coalition avec l’extrême droite et les ultraorthodoxes en vue des élections législatives, officiellement annoncées pour le 27 octobre.

Pas dans la demi-mesure

Naama Lazimi ne fait pas dans la demi-mesure. Elle accuse ouvertement le Premier ministre de dissimuler la vérité sur son état de santé, s’est opposée au gouvernement via des discours virulents à la Knesset, dans les commissions parlementaires auxquelles elle a siégé et dans la rue, aux côtés des manifestants, ce qui lui a valu d’être violentée par des policiers, dont certains lui reprochent d’abuser de son immunité parlementaire.

Yitzhak Pindrus, député du parti religieux Judaïsme unifié de la Torah, déclarait dernièrement qu’il fallait « tirer dans les jambes de quiconque bloque des routes » pour manifester, « à commencer par Naama Lazimi ». Présidente de la Commission spéciale pour la jeunesse, membre des commissions des Finances, de l’Éducation, de la Culture et des Sports durant ce mandat sur les bancs de l’opposition, elle vise désormais une place au gouvernement : celle de ministre de l’Éducation.

Un objectif qui nécessite d’abord de défaire la coalition de Benyamin Netanyahou aux élections d’octobre et suppose que son parti, Les Démocrates, entre au gouvernement. À quelques mois de l’échéance qui accapare déjà les sphères politique, médiatique et publique israéliennes, elle se risque pour Le........

© Le Point