Marguerite-A. Primeau et le monde des idées dans l’Ouest canadien
Chaque semaine, Le Devoir offre un espace aux artisans d’un périodique. Cette semaine, nous vous proposons la version écourtée d’un texte paru dans Mens, vol. 26, n° 2 (printemps 2026).
Les parcours intellectuels des femmes francophones vivant en milieu minoritaire au Canada demeurent trop souvent méconnus. Non seulement une histoire des idées des femmes de la francophonie canadienne reste à écrire, mais notre compréhension du contexte de production des idées en situation minoritaire doit être approfondie.
La trajectoire de l’autrice franco-albertaine Marguerite-A. Primeau, dont les contributions ont largement été reconnues par les littéraires, permet de s’intéresser aux conditions d’émergence de la pensée en milieu minoritaire pour les femmes. Le fait de s’intéresser à cette figure littéraire permet de s’attacher aux conditions d’expression des francophones dans des lieux où le français a été relégué aux marges de la cité.
Dans l’Ouest canadien, où les historiens s’intéressant à la francophonie sont peu nombreux et où la communauté francophone a su perdurer et se définir malgré l’assimilation galopante, il s’avère particulièrement nécessaire de mener un travail visant à retrouver des figures et des discours intellectuels afin de contrer la domination anglophone et son effet uniformisant sur la pensée.
En me basant sur l’exemple de Primeau et les........
