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Nous ne sommes pas impuissants

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23.03.2026

L’économie mondiale est secouée. Les règles d’affaires changent au gré de l’humeur de la principale économie mondiale, les tarifs sont devenus une arme diplomatique et l’incertitude s’est installée dans les conversations d’affaires comme un bruit de fond qu’on n’arrive plus à éteindre. Dans ce contexte, beaucoup d’entrepreneurs se sentent accablés, coincés entre une bureaucratie qui ne s’allège pas et des turbulences qui viennent de partout. Je suis allé rencontrer Marc Dutil, p.-d.g. du Groupe Canam, pour chercher une perspective différente. Ce qu’il m’a offert dépasse largement les affaires.

Dutil n’a pas la langue dans sa poche. Diplômé du Boston College, auteur de Nos faux combats (sur la performance et la bienveillance) et de Mocassins et bottes à cap (sur la réconciliation), il a fondé l’École d’entrepreneurship de Beauce, où il enseigne la gestion du risque depuis 16 ans. Il « coache », il réfléchit, il s’interroge. Et surtout, il ne dit pas ce qu’on attend de lui. Je m’attendais à ce qu’un p.-d.g. d’une entreprise mondialisée se réveille la nuit, en sueur, hanté par la compétitivité ou les parts de marché dans le contexte économique actuel. Pas du tout. Ce qui le tire du sommeil, c’est le flash accidentel d’une idée, le sentiment soudain que quelque chose est possible. Il ne se réveille pas par peur, mais par énergie.

Canam est née à une époque où le protectionnisme régnait et où les conditions gagnantes devaient être réinventées. L’entreprise a tout de même survécu, a........

© Le Devoir