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Supergirl serait-elle l’«anti-tradwife»?

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C’est avec une certaine surprise que j’ai regardé le nouveau film portant sur l’héroïne Supergirl. Basée quelque peu sur une bande dessinée, Supergirl. Woman of Tomorrow, le nouvel opus du cinéaste Craig Gillespie, produit par le réalisateur-scénariste James Gunn et le producteur Peter Safran, de DC Studios, pourra en déconcerter certains, particulièrement sur le front des attentes et des stéréotypes classiques. Dès les premiers instants, le personnage de Supergirl, incarnée brillamment par Milly Alcock, affiche des traits naturellement associés au héros masculin d’un film noir : elle est alcoolique, désabusée et dépressive.

L’agentivité de Supergirl, comme personne, est mise en relief tout au long du film dans une perspective de rejet de toute forme d’enfermement dans des stéréotypes androcentriques. Cela se sent jusqu’à cette réplique sur le fait qu’elle n’a pas été nommée « Superwoman ». Au premier regard, l’anecdote vient nourrir ce qui semble être un simple cliché. Mais en même temps, si on creuse, sa réplique laisse plutôt........

© Le Devoir