menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

L’affaire Thélyson Orélien ou le génie de la bouteille

9 0
27.09.2026

Les accusations portées contre le romancier Thélyson Orélien, qui aurait eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour écrire C’était ça ou mourir, puis aurait plagié d’autres auteurs dans des textes plus anciens, ont conduit l’Académie Goncourt à retirer le roman de sa première sélection. Le Salon du livre de l’Estrie, de son côté, lui a retiré son statut d’invité d’honneur et les Éditions du Boréal ont suspendu la promotion du livre. Même si le président de l’Académie, Philippe Claudel, a appelé à ne pas « jeter l’opprobre » sur lui, son auteur fait face à la vindicte d’une partie du milieu, qui l’accuse d’avoir franchi une ligne rouge. Peu importe la fiabilité des logiciels de détection, le délit de plagiat rend vraisemblable cette idée qu’Orélien ait recouru à l’IA pour écrire son roman.

Mais pourquoi ce « crime » du recours à l’IA vient-il autant nous chercher ?

Le plagiat est une faute ancienne, condamnée par des lois et des règlements, que des institutions comme le tribunal ou l’université peuvent sanctionner. Il fait des victimes qui peuvent être identifiées, nommées, indemnisées. En revanche, un écrivain qui recourt à l’IA pour écrire un roman ne dépouille aucun auteur en particulier et n’enfreint aucune loi. Il mobilise un outil forgé à partir de milliards de textes puisés dans des centaines de langues.

Un plagiaire trompe son lecteur sur la paternité du livre........

© Le Devoir