menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Préférer la machine

7 0
04.10.2026

Chaque lundi, Le Devoir vous propose de ralentir en réfléchissant à un sujet qui colore l’air du temps. Cette semaine, on quitte la secousse sismique de l’affaire Orélien, pour évoquer notre rapport bouleversé aux mots et à la littérature.

À l’ère de l’intelligence artificielle (IA), on préfère croire les machines plutôt que d’attendre les résultats d’un examen humain. L’affaire d’accusation de plagiat qui vise l’auteur Thélyson Orélien et qui bouleverse le milieu littéraire se base ironiquement sur le résultat d’un détecteur d’IA et non celui d’une enquête d’experts en littérature. Cette affaire révèle une contradiction profonde de notre société : la peur de la machine combinée à une grande suspicion du jugement humain.

Le 21 septembre dernier, le compte X « Balance ton Claude » affirme que le premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, avait été écrit « presque intégralement » par l’IA, et ce, en s’appuyant sur le logiciel Pangram. Depuis, des accusations de plagiat « traditionnel » (donc sans IA) ont visé des chroniques et une nouvelle signée par Orélien entre 2012 et 2014, donc d’il y a plus de dix ans déjà. À cause de cette controverse, les Éditions du Boréal ont suspendu les activités de promotion du livre et l’Académie Goncourt a retiré C’était ça ou mourir de sa sélection 2026. Ce faisant, en quelques jours et sans........

© Le Devoir