Éditorial | Les vulnérabilités électorales
Mark Carney n’aurait pas craint si bien dire en réitérant, dans son dernier message enregistré aux Canadiens, que la poursuite de la guerre commerciale avec les États-Unis « ne sera pas facile ». À peine douze heures plus tard, Donald Trump confirmait à coups de décrets que les pourparlers sont non seulement au point mort, depuis que le premier ministre canadien l’a si outrageusement vexé en y mettant fin et en répliquant par la voie de contre-tarifs, mais que les hostilités s’en trouvent de surcroît résolument envenimées.
La dernière riposte américaine s’avère certes somme toute plus modérée qu’appréhendé, de l’avis d’experts. Le président américain y concède enfin les contrecoups néfastes de son insatiable offensive tarifaire, en substituant certains produits ciblés par sa dernière salve, devancée à la semaine prochaine.
Face à un tel intimidateur, aveuglé par ses velléités hégémoniques, le Canada n’a d’autre choix que de résister. Or, ce faire pendant encore deux mois — d’ici les élections de mi-mandat —, voire deux ans, en espérant un protectionnisme plus raisonné de la part d’un président subséquent, laisse dangereusement le temps à cette incertitude, même mitigée, d’infliger d’importants dégâts ainsi que........
