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On ramassera demain

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19.06.2026

Oui, mais ils étaient combien dans les rues de New York ? 100 000 ? Un million ? Je gage qu’ils étaient plus que 160 000, la population de Curaçao, qui a récemment participé pour une toute première fois à la Coupe du monde de la FIFA. Ils ont perdu. De beaucoup. Mais ils ont au moins fait un point. Un tout premier but marqué au Mondial, c’est pas rien ! Pour un pays qui a la population totale de Lévis. Je me demande quel pourcentage de leurs habitants regardaient le match. Probablement toute l’île. Comme quand Canadien fait les séries. Toute l’île regarde. Ça déborde même. Ça traverse les ponts.

Là, nos fanions sur nos chars ont été remplacés par des drapeaux de partout dans le monde, on s’est tous choisi une deuxième nationalité par affection ou par nos ancêtres. Mon père est Français, alors j’ai le « Allez les Bleus ! » jamais bien loin — je le ressors tous les quatre ans. Mais je te respecterais tout autant si t’aimais le bacalhau ou les pasteis de nata et que tu décidais pour cette raison simple de brandir le drapeau du Portugal. On a tous de bonnes raisons de venir de quelque part.

Avant ça, tous ces drapeaux étaient unis sous une seule bannière — les vraies couleurs de ma ville, même si les mauvaises langues diront que les couleurs de ma ville, ce sont les panneaux orange. Oui, on a les panneaux dans les jambes (ou ailleurs, si on est vulgaire), mais on a le bleu-blanc-rouge tatoué su’l cœur. Là, c’est........

© Le Devoir