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C’est bientôt l’heure d’un choix décisif, et le mien sera guidé par le bien commun

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23.09.2026

Dernièrement, dans La Presse, Stéphane Laporte écrivait ceci qui m’a beaucoup touchée : « Le monde est petit. Mais les humains peuvent être grands. Et ils ne le sont jamais autant que lorsqu’ils se tendent la main, s’entraident pour le bien des uns et des autres. »

Ça me touche, car la question du bien commun est, à mes yeux, au cœur de la présente campagne électorale. C’est quoi, le bien commun ? Dit simplement, c’est se donner les moyens d’assurer un bien-être à tout le monde. C’est le contraire du vieux mythe voulant qu’on se fasse seul, par notre simple mérite et notre talent.

Je suis de près la campagne électorale québécoise, intéressée par les propositions phares des uns et des autres. Certaines propositions m’emballent alors que d’autres me heurtent profondément. Des exemples ?

Je constate une volonté commune de faire de la question de l’itinérance un enjeu central, pressant. Ayant signé l’appel de Pauline Marois, je me réjouis donc de voir tous les partis s’engager à prendre à bras-le-corps cet enjeu. Il faudra plus, cependant, que de la bonne volonté et une coordination efficace. Il faudra de l’argent, de « la grosse argent », disions-nous autrefois ! Au moment où la plupart des partis nous proposent des coupes dans le budget de l’État, je me demande bien où ils trouveront les sommes importantes pour construire des logements sociaux et abordables en grande quantité. Soyons réalistes : la recherche de profits étant au cœur de la construction domiciliaire dans le secteur privé, comment imaginer que des milliers de logements réellement accessibles sortiront de terre sans un engagement exemplaire de l’État québécois ?

Mais ce n’est pas tout. L’itinérance est seulement la face la plus visible de........

© Le Devoir