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L’angoisse d’un avenir où rien n’est garanti

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29.06.2026

Je suis un Z angoissé par l’avenir. Plus jeune, je pensais que ces inquiétudes se dissiperaient avec l’âge, que la maturité m’apporterait de la clarté et de la confiance. Or, plus je vis, plus je crains l’avenir.

Quand j’en parle avec mes contemporains, le sentiment semble partagé. Cela me trouble de constater à quel point cette appréhension est devenue courante. Et, si j’en parle avec des gens plus âgés, je me sens condamné et incompris.

Avant le cégep, on encourage « les options ouvertes » pour un avenir pourtant imprévisible. Mon adolescence semble centrée sur la performance plutôt que sur l’approfondissement de soi, me laissant peu de temps pour forger mon identité et me découvrir. L’adolescence ne devrait-elle pas plutôt permettre l’exploration et l’expérimentation ? Nos erreurs ne devraient-elles pas nous permettre d’acquérir des compétences utiles ? Si notre expérience de la vie demeure peu développée, nous avons l’impression d’être à la traîne.

Cette pression se manifeste sur le marché de l’emploi d’été. On cherche déjà des candidats avec un maximum de compétences, même lorsqu’elles ne sont pas nécessaires. Chacun s’efforce donc d’enrichir son CV, et la concurrence devient féroce. Chacun tente de se démarquer, mais à force de faire........

© Le Devoir