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L’oléoduc de la côte ouest déclaré d’intérêt national, mais où sont les preuves?

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01.10.2026

Le gouvernement fédéral a désigné jeudi le projet d’oléoduc de la côte ouest (WCOP) comme « projet d’intérêt national » en vertu de la nouvelle Loi visant à bâtir le Canada. Baptisé « Pacific Link » (« Lien Pacifique »), le projet d’oléoduc — fruit d’un accord politique entre le gouvernement de l’Alberta et le gouvernement fédéral — permettrait de transporter jusqu’à un million de barils de pétrole par jour de l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique.

Mais le simple fait de qualifier une chose d’« intérêt national » ne suffit pas à la faire telle. Jusqu’à présent, ni le gouvernement de l’Alberta ni le gouvernement fédéral n’ont fourni de preuves justifiant des dépenses publiques colossales pour un projet dont la justification économique reste, au mieux, obscure. Avant qu’Ottawa n’apporte tout son soutien au projet, les Canadiens méritent des réponses à certaines questions fondamentales.

La Loi visant à bâtir le Canada définit cinq critères pour les projets d’intérêt national : renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada ; apporter des avantages économiques ; présenter de fortes chances de réussite ; promouvoir les intérêts des Autochtones ; et contribuer à une croissance propre ainsi qu’aux objectifs climatiques du Canada.

Comme je l’ai récemment fait valoir auprès du Bureau des grands projets, la proposition du WCOP soulève de sérieuses préoccupations par rapport à ces cinq points.

Commençons par l’argument économique. Dans l’accord Canada-Alberta de 2025, le projet était décrit comme devant être construit et financé par le secteur privé. Mais lorsque l’Alberta a soumis sa proposition au Bureau des grands projets en juillet, le Canada et l’Alberta ont plutôt convenu de devenir des partenaires à parts égales, la Trans Mountain Corporation et l’Alberta Petroleum Marketing Commission détenant le projet, tandis que Pembina Pipeline prendrait une petite participation du secteur privé. L’absence d’un promoteur du secteur privé prêt à financer et à construire le projet est un signal important quant à sa viabilité commerciale que nous ne devrions pas ignorer.

Il manque également cruellement de preuves démontrant........

© Le Devoir