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Il nous faut dire non à la guerre et non à la dictature!

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15.03.2026

Israël « dicte l’agenda » de Donald Trump au Moyen-Orient et cherche à détruire l’Iran, ses infrastructures, son avenir en tant qu’entité nationale. Je fais partie du vaste courant de militants et d’intellectuels épris de justice et engagés dans la solidarité internationale. Nous sommes soucieux en particulier du sort des Palestiniens toujours aux prises avec le génocide que dénoncent un nombre grandissant d’organisations et d’experts internationaux à Gaza. Et nous tenons absolument à exprimer aujourd’hui notre solidarité avec le peuple iranien qui subit l’agression israélienne.

Mais cette solidarité doit aller au peuple iranien. Pas à l’État. Surtout quand celui-ci est une dictature sanguinaire qui a usurpé au peuple iranien toute autodétermination, tout pouvoir de décider librement de ses choix. Si notre solidarité va au peuple iranien, elle ne saurait garder un silence complice devant l’oppression subie par les Iraniens.

Condamner à la fois la République islamique et l’agression américano-israélienne revient-il à absoudre l’une ou l’autre ? Non. Il suffit de prêter l’oreille aux voix progressistes iraniennes — celles qui, depuis l’intérieur du pays et parfois depuis les prisons, nous rappellent à l’ordre.

Ces mouvements populaires subissent aujourd’hui la double agression du régime sanguinaire en place et des bombardements israélo-américains. Et ils sont unanimes. Oui, nous avons le devoir moral de ne pas fournir de munitions rhétoriques aux faucons de Washington et de Tel-Aviv. Mais ce devoir ne saurait se muer en silence complice face à la tyrannie du régime iranien.

Or, dans certains cercles anti-impérialistes, dominés par une vision géopolitique bloc contre bloc, on subordonne toute autre dimension de la réalité vécue par les peuples, notamment leurs luttes d’émancipation sociale et........

© Le Devoir