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Le Québec ne peut pas se permettre de rater le bateau

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25.09.2026

Le président de BMO Groupe financier, section Québec, souhaite que l’on remette les questions de productivité et de compétitivité au-devant de la scène. Les partis n’en parlent tout simplement pas, à ses yeux.

À des moments charnières de l’histoire, les sociétés sont mises à l’épreuve non seulement par les pressions externes, mais aussi par leur capacité à se concentrer sur les défis qui comptent le plus.

Le Québec se trouve aujourd’hui à l’un de ces moments. Les élections québécoises en cours révéleront si nous en sommes conscients.

Le monde qui nous entoure se transforme de façon rapide et imprévisible. L’ordre mondial fondé sur un système de règles et de normes multilatérales, qui a soutenu des décennies de stabilité et de prospérité, est en pleine rupture. Les tensions commerciales s’intensifient. La coercition économique n’est plus l’exception : elle devient la norme. Les bouleversements technologiques s’accélèrent. La concurrence stratégique entre les grandes puissances redéfinit les chaînes d’approvisionnement, les flux de capitaux et les secteurs qui façonneront la prospérité et la sécurité de demain.

Il ne s’agit pas d’une réalité lointaine ou abstraite. C’est le contexte déterminant dans lequel nous évoluons désormais. Cela est vrai pour toutes les juridictions, y compris le Québec.

Le reste du monde réagit en bâtissant. Partout sur la planète, les gouvernements des économies développées se livrent une course effrénée pour sécuriser leur approvisionnement énergétique, renforcer leurs capacités industrielles et assurer leur leadership........

© La Presse