Le mythe du cheap pour les employeurs paresseux
Le vice-président de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, sonne l’alarme quant à la fin des programmes des travailleurs étrangers temporaires. M. Verreault en veut notamment à l’idée préconçue que le recours aux TET est une forme de cheap labour.
Alors que les plaques tectoniques bougent dans les hautes sphères de la politique québécoise, le cul-de-sac démographique dans les régions manufacturières – porteuses d’une contribution soutenue au produit intérieur brut (PIB) dont nous avons cruellement besoin – s’exacerbe.
Plus on est loin, plus on est fragiles. Nous le constatons dans nos activités à Chibougamau depuis 2017.
Le gâchis du système d’immigration se reflète dans le fourre-tout de l’immigration temporaire et du programme des travailleurs étrangers temporaires, les TET.
Pendant des décennies, nous entretenions l’utopie de la régionalisation de l’immigration qui demeurait hélas un vœu pieux. À défaut d’un programme de recrutement international adapté aux réalités régionales ou manufacturières, Chantiers Chibougamau est donc plongée dans le programme des TET.
L’idée ambiante la plus dérangeante dans le débat, mais aussi la plus erronée, veut que les travailleurs temporaires soient du cheap labour socialement........
