« Il s’agit assurément d’une mission test » : après un décollage sans encombres, la fusée Artemis 2 en route vers la Lune
Artemis 2, deuxième étape du programme de la NASA en direction de la Lune, a démarré comme prévu, dans la soirée du mercredi 1er avril. En dix jours, l’équipage composé de quatre astronautes doit effectuer un aller-retour Terre-Lune, de plus d’un million de kilomètres, pour la première fois depuis la mission Apollo.
Après de multiples reports, quatre astronautes ont décollé, mercredi 1er avril, juste avant le coucher du soleil, pour faire le tour de la Lune. Il s’agit d’une première depuis l’ère Apollo. La fusée géante Space Launch System (SLS), la plus puissante de l’histoire, haute de 98 mètres, s’est élancée depuis le centre spatial Kennedy en Floride.
Elle emporte la capsule habitable Orion, avec à son bord les astronautes états-uniens Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, la première femme à participer à une mission lunaire de la NASA, et le Canadien Jeremy Hansen. « Il s’agit assurément d’une mission test. Aucun équipage n’a jamais volé à bord de ce vaisseau auparavant », a annoncé Jared Isaacman, administrateur de la NASA, peu après le décollage, lors d’une conférence de presse.
Une distance de 7 400 kilomètres
En dix jours, l’équipage effectuera un aller-retour Terre-Lune de plus d’un million de kilomètres et devrait être de retour le 11 avril. Le vaisseau Orion va suivre une trajectoire prédéfinie, dite « de retour libre », autour de la Lune, sans atterrissage ni mise en orbite, avant un renvoi automatique vers la Terre.
La capsule habitée fera d’abord le tour de notre planète. Si aucun problème n’est détecté, elle s’élancera vers la Lune, l’atteignant six jours après avoir quitté la terre, puis passera derrière elle à une distance de 7 400 kilomètres. Enfin, elle reviendra amerrir dans l’océan Pacifique, au large de San Diego.
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L’objectif d’Artemis 2 est de confirmer que le nouveau lanceur SLS et le vaisseau spatial Orion de la Nasa peuvent envoyer un équipage autour de la Lune et le ramener. L’équipage devra identifier un site pour l’alunissage envisagé avec Artemis 4. La mission d’Artemis 2 est identique à celle d’Artemis 1 qui avait permis en 2022, l’aller-retour d’Orion vers la Lune avec succès mais, cette fois-là, sans aucun passager à bord.
À cette occasion avaient déjà été validés le super-lanceur SLS et la capsule habitable, notamment son bouclier thermique, d’un diamètre de 5 mètres, qui la protège durant sa rentrée dans l’atmosphère terrestre à une vitesse de 40 000 km/h, d’une chaleur de 2 700° Celsius.
La prochaine mission Artemis 3 est programmée pour 2027 : le vaisseau Orion devra alors s’amarrer à un autre vaisseau spatial dans lequel seront transférés les astronautes en vue de leur alunissage qui devrait être réalisé avec Artemis 4 l’année suivante. En effet, le temps presse pour les États-Unis car la Chine poursuit son programme lunaire avec succès et envisage l’alunissage de ses taïkonautes en 2030.
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