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En pleine crise énergétique, l’Etat reste mal armé contre l’inflation des carburants

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23.03.2026

La précédente crise de l’énergie a montré que les mesures de blocage ou de baisse des prix à la pompe sont coûteuses et profitent surtout aux ménages riches. La crise actuelle confirme l’urgence à se sevrer du pétrole.

L’Europe a beau répéter que la guerre au Moyen-Orient n’est pas la sienne, le continent est bel et bien percuté économiquement par ce conflit. La stratégie iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz et d’attaquer les infrastructures énergétiques, afin de faire flamber les prix mondiaux du gaz et du pétrole, coûte déjà cher à l'Europe.

L’Europe a beau répéter que la guerre au Moyen-Orient n’est pas la sienne, le continent est bel et bien percuté économiquement par ce conflit. La stratégie iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz et d’attaquer les infrastructures énergétiques, afin de faire flamber les prix mondiaux du gaz et du pétrole, coûte déjà cher à l’Europe.

La pression sur l’exécutif s’accentue à mesure que le prix affiché à la pompe progresse. Celui du gazole a déjà dépassé le seuil symbolique de 2 euros le litre en a peine deux semaines de conflit (  33 % du prix hors taxe). La perspective d’une guerre prolongée et d’un baril à plus de 100 dollars menace les économies européennes d’un choc pétrolier conséquent.

« Avec la hausse des prix du pétrole et du gaz, le coût supplémentaire payé par l’Union européenne est de 3 milliards d’euros par semaine », résume Andreas Rüdinger, économiste à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Que peuvent vraiment les exécutifs européens face à l’envolée du prix d’une ressource qui leur est aujourd’hui indispensable, mais est très largement importée ?

L’Etat profite peu de l’inflation à la pompe

Les oppositions sont en tout cas montées au créneau avec un mantra : contenir le prix affiché à la pompe pour les automobilistes. Le RN propose ainsi de baisser la fiscalité et la France insoumise de bloquer les prix. Pour y voir plus clair, rappelons les grands équilibres dont découle notre consommation de pétrole.

Si le prix du carburant est composé pour plus de la moitié de taxes, l’Etat ne va pas pour autant s’enrichir avec l’envolée du prix des carburants

Si le prix du carburant est composé pour plus de la moitié de taxes, l’Etat ne va pas pour autant s’enrichir avec l’envolée du prix des carburants

L’importation de pétrole et gaz en France coûte environ 60 milliards d’euros par an. Une augmentation de cette facture énergétique représente donc un coût pour l’économie, qui serait globalement perdante. Si le prix du carburant est composé pour un peu plus de la moitié de taxes, l’Etat ne va pas pour autant s’enrichir avec l’envolée du prix des carburants.

Quand les maires changent la ville

D’une part car la principale taxe (l’accise) est basée sur le litre, et ne change donc pas avec les variations de prix – seule la TVA est proportionnelle au prix et augmente avec les cours du baril. D’autre part, il faut prendre en compte l’élasticité prix, c’est-à-dire la diminution de la consommation due à la hausse du tarif.

L’Insee a montré que, durant la crise des prix de l’énergie........

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