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UFC Winnipeg: Malott n’a pas de temps à perdre

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13.04.2026

Pour un sportif de haut niveau, la période entre 25 et 30 ans représente souvent l’apogée. L’athlète professionnel est alors au meilleur de sa forme physique et c’est dans cette fenêtre qu’il livre habituellement ses meilleures performances et parvient à se hisser vers les plus hauts sommets. 

Mais pour le combattant vedette de l’UFC Winnipeg, Mike Malott, la fin de la vingtaine a plutôt servi de sabbatique. Inactif entre février 2017 et décembre 2020, il a repris la compétition à 29 ans, s’est rapidement fait une place à l’UFC et a compilé jusqu’ici une fiche de 6-1 dans l’organisation. Maintenant âgé de 34 ans, le sympathique Ontarien livrera enfin son premier combat final à l’UFC, ce samedi, à Winnipeg.

« Je ne recommande à personne de prendre une pause de quatre ans en plein milieu de la vingtaine, mais clairement, ça a été bon pour moi », confie-t-il sans détour.

Mais pourquoi l’a-t-il fait dans ce cas ?

Sa réponse est un immense éclat de rire, suivie d’une explication tout à fait rationnelle.

« Honnêtement, je n’avais plus envie de me battre pendant un moment. Je n’avais plus la même flamme, plus la même passion. »

« Je gagnais environ 1500 $ par combat à l’époque », enchaîne-t-il. « Je ne faisais pas d’argent, je n’avais plus envie de combattre, mais j’adorais enseigner. »

Malott a donc choisi la voie du coaching et est devenu l’entraîneur de striking principal de l’équipe Team Alpha Male, assistant les Urijah Faber, Cody Garbrandt, Andre Fili et autres gros noms de la réputée écurie californienne. C’est d’ailleurs durant cette période qu’il a mérité son surnom « Proper », en référence à ses méthodes d’enseignement efficaces et hautement techniques.

« J’étais au gym toute la journée, tous les jours ou presque. Encore plus qu’aujourd’hui », se remémore Malott.

« Puis à un certain moment, la flamme est revenue et je me suis dit : il me reste encore des choses à accomplir. Je voulais juste essayer encore une fois, sans attentes... Et je suis vraiment content d’avoir replongé. »

Et pour cause ! Le Canadien connaît un succès énorme depuis son retour à la compétition et ce samedi, il a la chance d’intégrer le top 15 de la division des mi-moyens face au vétéran Gilbert Burns.

« [Si je n’avais pas pris de pause], je pense que j’aurais été à l’UFC plus tôt, c’est certain. Mais je ne sais pas si j’aurais été aussi prêt », explique Malott, précisant que l’expérience acquise comme homme de coin lui a été grandement bénéfique.

« J’avais accompagné des combattants à l’UFC environ 25 fois avant de faire mes débuts officiels dans l’organisation. Je connaissais déjà l’ambiance d’une semaine de combat et pas mal tous les employés. C’est un gros avantage avant tes débuts. »

« J’ai tellement appris à Alpha Male. J’ai fait des rounds à l’entraînement avec des gars de haut niveau, plein d’adversaires classés à l’UFC ou champions dans d’autres organisations », poursuit-il. « J’ai aussi appris ce qui fonctionne pour moi comparativement aux autres, donc j’ai appris à adapter l’entraînement à mes besoins et j’amène tout ça avec moi pour ce combat. »

C’est donc un Mike Malott extrêmement confiant qui se présente à Winnipeg pour sa première finale.

S’il rêve de ce moment depuis ses débuts en arts martiaux mixtes, il y a certainement eu un moment, entre 2017 et 2020, où il a cessé d’y croire. Alors, s’il pouvait lui parler, à quoi ressemblerait une conversation entre le Mike d’aujourd’hui et celui de 2018 ?

« Je me demanderais probablement comment j’en suis arrivé à faire une finale de l’UFC parce que je ne prévoyais pas du tout revenir à cette époque. Mais je lui dirais : ne t’en fais pas, tu es exactement là où tu veux être ! »

Ne ratez pas l’UFC Winnipeg, ce samedi 18 avril. La carte principale, mettant en vedette les Canadiens Mike Malott, Charles Jourdain, Julien Leblanc et Jasmine Jasudavicius, entres autres, sera présentée en intégralité sur l’application TVA+ (gratuit avec compte) et sur TVA Sports Direct.


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