L’Espagne peut-elle résister au chaos argentin?
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Dimanche, au MetLife Stadium de New York–New Jersey, deux entraîneurs tenteront de résoudre la même équation. Les Coupes du monde posent toujours la même question : comment survivre à huit matchs où une seule mauvaise demi-heure peut effacer quatre ans de travail? Luis de la Fuente et Lionel Scaloni arrivent en finale avec deux réponses différentes.
L’Espagne, fermer avant que ça ne s’ouvre
L’Espagne perd le ballon. Pendant une seconde, l’adversaire croit pouvoir sortir : un milieu récupère, un attaquant décroche, une course part dans la profondeur. Puis Rodri referme l’axe. Fabián Ruiz avance de quelques mètres pour couper la deuxième passe. Le ballon est repoussé vers la ligne de touche, et Lamine Yamal ne redescend pas jusqu’à sa surface : il se place déjà pour la transition suivante. L’action est terminée avant d’avoir vraiment commencé. Cette scène revient depuis le début du tournoi. La Roja ne cherche plus seulement à récupérer vite le ballon. Elle cherche surtout à empêcher l’adversaire de construire quoi que ce soit de dangereux après l’avoir récupéré. Les transitions meurent avant de devenir des contre-attaques. Les sorties adverses finissent sur un côté, loin du cœur du jeu. Voilà comment De la Fuente réduit l’imprévisible.
Une autre scène apparaît dès que l’Espagne mène. Le ballon circule, encore et encore, parfois sans occasion claire pendant plusieurs minutes. Le bloc adverse finit par sortir un mètre trop loin, un joueur quitte sa ligne pour presser, un autre pour couvrir. C’est ce décalage minime que la Roja exploite : une........
