Le taux de change menace plus les PME exportatrices que les tarifs
Un texte de Mohamed Habib Ellah Boucenna, étudiant en Master Finance à l’INSEEC Paris
LES IDÉES DES AFFAIRES. Pendant que tout le monde surveille les tarifs douaniers, un autre risque s’installe discrètement dans les états financiers des PME exportatrices: celui du taux de change.
Le 1er juillet marquait l’échéance fixée par le Canada, les États-Unis et le Mexique pour décider de prolonger l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) jusqu’en 2042. Cette date est passée sans entente. L’accord demeure en vigueur, mais bascule désormais vers des révisions annuelles jusqu’à son expiration prévue en 2036.
Pour les PME québécoises qui exportent vers les États-Unis, ce dénouement confirme une chose : l’incertitude commerciale n’est plus un épisode passager, elle devient permanente. Et dans ce contexte, un risque reste largement sous-estimé dans les salles de conseil : celui du taux de change.
Une marge qui peut s’évaporer en quelques semaines
Selon la Banque de développement du Canada (BDC), la marge bénéficiaire nette moyenne des PME manufacturières se situe autour de 5 % à 7 %, un seuil déjà considéré comme serré........
