Fed: le premier véritable test de la présidence de Kevin Warsh
EXPERT INVITÉ. Le rapport sur l’emploi américain d’août, publié vendredi par le Département du Travail, s’impose comme le premier véritable test de la présidence de Kevin Warsh à la Fed. Depuis son arrivée, il répète que l’évolution des taux dépendra d’abord des données, laissant aux investisseurs le soin d’en tirer les conséquences.
À dix jours de la prochaine réunion de la banque centrale américaine, ce chiffre pèsera donc lourdement sur les anticipations de politique monétaire et sur l’ensemble des marchés.
de nouvelles destructions d’emplois sont-elles envisageables?
la participation à l’emploi va-t-elle enfin se «réveiller»?
une inflation salariale pourrait-elle pousser la Fed à remonter ses taux?
le taux de chômage pourrait-il passer sous les 4%?
L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août 2026, après une hausse révisée à la hausse de 23 000 en juillet, un chiffre bien supérieur aux prévisions du marché, qui tablaient sur 56 000. Le taux de chômage quant à lui, est resté stable à 4,1%.
Pour une fois, les révisions du rapport sur l’emploi américain vont clairement dans le bon sens. Les créations de postes de juin sont relevées de 11 000, passant de 20 000 à 31 000.
Le changement le plus marqué concerne juillet, dont le chiffre passe d’une destruction de 23 000 emplois à une création de 21 000 postes.
Ce renversement modifie sensiblement la lecture du marché du travail au début de l’été.
Au total, les chiffres de juin et juillet ajoutent désormais 55 000 emplois de plus qu’initialement annoncé.
L’économie américaine n’a donc pas connu le trou d’air que suggérait la première estimation de juillet.
Ces révisions confirment que l’emploi ralentit, mais qu’il ne se dégrade pas brutalement.
Elles donnent à la Réserve fédérale un peu plus de temps pour observer l’inflation avant de décider d’un éventuel relèvement de taux.
Le taux de chômage américain est resté stable à 4,1% en août, conformément aux attentes. Derrière cette stabilité apparente, le nombre de personnes sans emploi a néanmoins augmenté de 115 000, à 7,03 millions.
Mais, dans le même........
