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Arrêtez de faire payer vos peurs à votre équipe

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17.09.2026

EXPERT INVITÉ. Avez-vous déjà travaillé avec un dirigeant qui ne se trompait jamais et qui était incapable de trancher?

Vous arriviez avec un problème et une solution concrète. Vous repartiez avec une demande d’analyse supplémentaire et une autre rencontre à mettre à l’agenda. À la longue, vous passiez plus de temps à obtenir sa permission qu’à faire avancer vos projets.

J’en ai côtoyé un comme ça. Il consultait, réfléchissait encore et attendait toujours davantage de données. On ne pouvait pas lui reprocher beaucoup de mauvaises décisions: il n’en prenait presque jamais. Pendant qu’il s’évitait le risque de se tromper, toute son équipe subissait les conséquences de son hésitation.

Les occasions passaient, les clients s’impatientaient et les employés finissaient par abandonner des idées auxquelles ils croyaient. Lui pouvait toujours justifier que le dossier n’était pas suffisamment avancé!

Alors, quand j’entends un leader se plaindre que personne ne prend d’initiative, j’ai envie de lui demander: avez-vous embauché des gens qui manquent de courage, ou leur avez-vous appris qu’il valait mieux ne pas en avoir?

Votre peur finit par devenir une façon de travailler

On parle beaucoup de courage en leadership. On l’applaudit sur scène et on le réclame dans nos équipes. Mais la peur de déplaire, de perdre le contrôle ou de paraître incompétent influence souvent davantage nos décisions que nos grandes déclarations.

Le patron qui punit chaque erreur apprend aux employés à cacher les mauvaises nouvelles. Celui qui veut toujours avoir raison finit par ne plus entendre d’objections. Celui qui évite les conflits fait comprendre que certains comportements sont tolérés, même lorsqu’ils nuisent à tout le monde. Aucune politique interne n’explique ça, mais les employés comprennent assez vite les règles du jeu.

Les meilleurs s’ajustent, eux aussi. Ils choisissent leurs batailles, puis........

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