Corinne Luchaire, poupée des années noires
Auréolé du prestige de Victor Hugo – dont le recueil donne son titre au film – et porté par le succès d’Illusions perdues (2021) adapté de Balzac, Les Rayons et les ombres1>Les Rayons et les Ombres, un film réalisé par Xavier Giannoli, co-scénarisé avec Jacques Fieschi; avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl. jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4550169_1_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4550169_1_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], }); de Xavier Giannoli se présente comme une entreprise aussi documentée qu’ambitieuse. Avec 3h19 de récit et un budget de 31 millions d’euros, le réalisateur s’attaque à la période la plus controversée de notre histoire récente, l’Occupation. Sur France Inter, il a même reçu la caution de l’historien Pascal Ory, récent académicien.
Le film raconte la déchéance de Jean Luchaire, journaliste de gauche et pacifiste durant l’entre-deux-guerres, devenu le chef de la presse collaborationniste grâce à son amitié de jeunesse avec Otto Abetz, ambassadeur de l’Allemagne nazie à Paris. Si le récit est construit autour de leur relation, la véritable narratrice est Corinne Luchaire, fille de Jean et........
