Comment la gauche creuse sa tombe
C’est bien parti pour une nouvelle claque à la présidentielle. La gauche semble s’ingénier à se disqualifier. Ce mercredi aura lieu le premier débat qui réunit (le mot n’est pas adapté…) les protagonistes de la primaire du pôle socialiste. Une procédure de sélection qui tient plus du tir au pigeon que d’une rampe de lancement. Les « camarades » préfèrent s’entretuer plutôt que de faire gagner un des leurs, pas tout à fait de la famille, le « stagiaire » Raphaël Glucksmann.
Ségolène Royal – auteur de la formule assassine – fait le job qu’on lui a assigné. C’est sur la demande insistante d’Olivier Faure qu’elle s’est lancée dans l’aventure de la primaire. Mission : blesser, et si possible tuer, l’impudent outsider, celui qui, s’il triomphe de l’épreuve, enterrera le vieux Parti socialiste, ses idées comme ses hommes, au premier rang desquels son actuel Premier secrétaire...
Si Raphaël Glucksmann était élu, ou au moins confortablement désigné par la primaire , il pourrait en effet donner un coup de vieux (et de balai) aux caciques et incarner l’avenir. On l’accuse donc d’être un amateur et de virer à droite, argument qui........
