Le XXIe siècle sera celui du Vatican
À la fin, c’est le Vatican qui gagne. La règle a été confirmée, lundi 1er juin, par la prise de parole du directeur du New York Times, Arthur Gregg Sulzberger, au Congrès mondial des médias tenu à Marseille. Un discours en forme de réquisitoire contre l’intelligence artificielle et son modèle économique, « un vol sans scrupule de la propriété intellectuelle ».
Relayés dans le monde entier, ces propos n’auraient pas eu une telle portée sans l’intervention du pape il y a une semaine, à l’occasion de la publication de la première encyclique de son pontificat, Magnifica humanitas. Sur un autre ton, avec d’autres références, Léon XIV s’en prenait lui aussi au règne de l’intelligence artificielle, une domination susceptible d’exploiter et d’appauvrir l’homme.
Si le XXIe siècle a commencé par un effondrement, celui des tours du World Trade Center, il s’est éveillé au rythme du réarmement politique du Vatican. À une modernité prônant la rupture, le Saint-Siège a rappelé les vertus et la puissance de la continuité.
Le pape François ne plaisait pas à tout le monde, mais son courage, sa détermination et son talent dans la mise en scène ont suscité un regain d’intérêt envers l’institution qu’il représentait. François........
