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Est-il trop tard pour s’assurer contre une maladie grave?

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02.10.2026

« J’aurai bientôt 59 ans et je prévois prendre ma retraite d’ici trois ou quatre ans. Je bénéficie d’une bonne rente à prestations déterminées et mon revenu annuel est d’environ 60 000 $. Je n’ai plus d’hypothèque, peu de dettes et j’épargne environ 10 000 $ par année dans mon REER. Mon régime d’assurance ne prévoit aucune protection en cas d’invalidité ou de maladie grave. Ma mère est décédée de la maladie d’Alzheimer à 88 ans ; mon père, d’un infarctus à 81 ans. On me suggère de souscrire une assurance maladies graves. À mon âge et compte tenu de ma situation financière, est-ce réellement pertinent ? » demande Bruno.

Lorsqu’il est question d’assurance de personnes, une analyse en quelques étapes doit être effectuée pour décider si on en souscrit une ou pas, avant même de comparer primes et produits. D’abord, il faut établir les risques financiers d’une maladie grave pour bien évaluer nos besoins. Ensuite, il faut déterminer notre capacité budgétaire et confirmer notre assurabilité.

Mais qu’en est-il pour notre lecteur ?

Bien établir nos besoins

Dans le cas précis d’une assurance maladies graves, l’analyse des besoins est plutôt subjective — du moins, davantage que dans le cas d’une assurance vie ou invalidité. Car les conséquences financières d’un tel diagnostic peuvent varier selon la maladie. Un problème cardiaque, par exemple, pourrait simplement précipiter la retraite de Bruno, alors qu’un cancer pourrait exiger un plan de traitement long, intensif ou coûteux. Et les conséquences........

© Le Devoir