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L’héritage politique face à la doctrine religieuse au sommet de la République islamique

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09.03.2026

La question de la succession du pouvoir en République islamique d’Iran a toujours été étroitement liée à la légitimité religieuse du régime. Depuis la révolution de 1979, la République islamique s’est construite autour du principe du velayat-e faqih (gouvernement du juriste-théologien), présenté par ses fondateurs comme une solution de remplacement à la monarchie héréditaire des Pahlavi. Pourtant, l’annonce selon laquelle Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, aurait été choisi par l’Assemblée des experts comme nouveau guide suprême relance un débat ancien : celui d’une possible transformation du système en une forme de succession dynastique, précisément ce que la Révolution islamique prétendait abolir.

Cette question est d’autant plus délicate que les dirigeants fondateurs du régime eux-mêmes ont explicitement condamné la transmission héréditaire du pouvoir. Ruhollah Khomeini, chef de la révolution et premier guide suprême, a à plusieurs reprises dénoncé la monarchie comme une institution non islamique. Dans ses discours révolutionnaires des années 1970, il affirmait que l’héritage du pouvoir politique, transmis de père en fils, contredisait les principes de justice et de responsabilité collective que l’islam prétend défendre. Selon lui, la monarchie reposait sur un principe arbitraire, la naissance, plutôt que sur la........

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