Le mirage des diversions
Donald Trump voulait rassurer les Américains, dans son adresse à la nation, sur cette lointaine guerre au Moyen-Orient qu’ils voient s’étirer depuis maintenant plus d’un mois en plombant l’économie mondiale et en faisant exploser les prix à la pompe. Le président des États-Unis a plutôt perpétué la profonde confusion entourant l’offensive israélo-américaine, visiblement toujours sans voie de sortie. Ce qui n’a rien pour déplaire au premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, qui se prépare, sous le couvert de cette guerre, à saisir tout le sud du Liban, pendant que Donald Trump, en quête de boucs émissaires si tout devait se terminer en queue de poisson, tire à boulets rouges sur l’OTAN.
Le président Trump n’en est plus à une réécriture près de l’histoire. Celle présentée dans son discours de mercredi soir n’était néanmoins pas moins légendaire. Ses propres paroles fixant les objectifs stratégiques de cette guerre — empêcher pour de bon l’Iran de posséder l’arme nucléaire, renverser le régime théocratique de Téhéran — n’auraient dans sa réalité alternative jamais été prononcées le 28 février. La fin de ce conflit serait envisageable, dans cet espace-temps fluctuant, encore et toujours dans « deux ou trois semaines ».
Le président Massoud Pezeshkian, le nouvel ayatollah Mojtaba Khamenei, et les mollahs........
