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Un pouvoir fédérateur

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monday

La semaine dernière, m’avisant que j’avais une chronique à écrire pour l’édition du 6 octobre, au lendemain des élections, j’ai pensé passer mon tour. Après tout, je ne couvre pas la politique. Puis, je me suis ravisée. Un scrutin, c’est aussi une aventure citoyenne, qui nous parle de vivre-ensemble et de bien commun.

Bon moment pour une chronique de la bergerie, ai-je pensé. La dernière remonte à plus d’un an. Pour tout vous dire, j’y suis allée un peu moins régulièrement cet été, mon sixième comme bergère, faute de temps. Vers la mi-juin, j’ai accompagné une partie du troupeau lors de son premier séjour à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM), situé sur la rue Hochelaga, dans l’est de la ville. En plus des patients de l’hôpital psychiatrique et des enfants fréquentant un CPE, les résidents d’un CHSLD à proximité et les habitants du quartier ont pu profiter de la douce compagnie des moutons. Je voulais être présente moi aussi, pour profiter de l’apaisement qu’ils procurent, mais surtout, pour observer les interactions des laineux rassemblés dans les lieux avec les patients de l’IUSMM.

Mais j’y allais après le travail, pour le 5 à 7, et il n’y avait pas un chat à part les bergers et quelques policiers en autopatrouille qui se demandaient vraiment ce qu’on faisait là, nous, les hippies avec nos dix brebis et béliers. Ha ! Ha ! Vous auriez dû voir leur tête. Je vous rassure, nous n’avons pas été chassés.

En début de saison, de nouveaux bergers font leurs débuts. Ils sont nerveux et ne........

© Le Devoir