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La débâcle des deux «grands» partis aux États-Unis

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22.07.2025

Alors que les États-Unis entament des célébrations qui culmineront dans un an avec leur 250e anniversaire, l’esprit hyperpartisan souffle comme jamais. Il émane des deux formations qui alternent au pouvoir et il se diffuse bien au-delà, contaminant les institutions et le cerveau de nombreux Américains.

George Washington, le premier des présidents états-uniens et le seul élu sans étiquette, avait prévenu ses compatriotes des « effets funestes » et des « dangers » de « l’esprit de parti ». Le père des pères fondateurs doit se retourner dans sa tombe.

Le 4 juillet dernier, jour de l’indépendance du pays, Donald Trump a fait de la traditionnelle allocution présidentielle un véritable discours de campagne au cours duquel il a signé sa « grande et belle loi » budgétaire, épinglé son prédécesseur et ridiculisé le parti d’opposition. Joe Biden avait déjà considérablement politisé la fête nationale en vantant son action et en égratignant Trump.

Le Parti démocrate et ses figures de proue ont tellement diabolisé les électeurs de Trump qu’une responsable de la municipalité démocrate de Houston a cru pouvoir minimiser publiquement la tragédie des inondations meurtrières de la rivière Guadalupe en stigmatisant les petites victimes et leurs parents pour leur appartenance à la race blanche, leur participation à un camp de vacances d’inspiration catholique et leur séjour dans un comté du Texas qui a voté Trump.

En juillet 2024, des partisans démocrates s’étaient déjà réjouis de la tentative d’assassinat contre le candidat républicain à Butler, tandis que certains allaient jusqu’à regretter publiquement que le tireur, qui tua un homme et blessa deux autres sympathisants de Trump, ait raté sa cible. De son côté, l’un des fils de Trump a cru bon, le jour de l’annonce du cancer avancé de Biden en mai dernier, de réagir en accusant Jill Biden de ne pas avoir bien surveillé la santé de son mari.

Le président Trump et son prédécesseur avaient chacun promis que leur gouvernement serait « le plus transparent dans l’histoire du pays ». Or, eux et leurs........

© Le Devoir