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Choisir ses batailles

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02.10.2026

Le premier ministre fédéral, Mark Carney, n’était pas peu fier d’accueillir le roi Charles III lors de l’ouverture de la 45e législature du Parlement canadien, en mai 2025. Le souverain britannique et chef d’État du Canada avait alors prononcé le discours du Trône, suivant les traces de sa mère, la reine Élisabeth II, qui l’avait fait la dernière fois en 1977.

Face aux menaces de Donald Trump de faire du Canada le 51e État américain, M. Carney avait présenté l’invitation faite au roi comme un grand geste d’affirmation nationale. « Cet honneur historique est à la mesure des enjeux de notre temps. Il témoigne de notre tradition et de notre amitié durable, de la vitalité de notre monarchie constitutionnelle et de notre identité distincte, ainsi que des liens historiques que les crises ne font que renforcer. »

Bref, si de plus en plus de Canadiens s’interrogent sur la pertinence de la monarchie, ce n’est pas sous le règne de M. Carney qu’ils verront une réforme pour doter le pays d’un chef d’État qui y réside. Le premier ministre actuel est un fervent admirateur de la monarchie britannique et voit nos liens historiques avec la Couronne britannique comme un garant de la démocratie. Après tout, contrairement à la France, qui a rompu avec sa monarchie absolue dans le sang, la Couronne britannique s’est subordonnée au fil des siècles à la primauté du droit. De nos jours, elle n’exerce ses fonctions que sous........

© Le Devoir