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Chronique | Lever les yeux au ciel

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12.10.2026

Vous arrive-t-il, après une élection, par exemple, de lever les yeux au ciel ? Vous le devriez. La vue du ciel calme. Ce doit être pour cela qu’à tous ceux qui ne connaissaient sur Terre que la misère on recommandait de penser au Ciel.

Il était à peu près 18 h 30 ce soir-là lorsque j’ai levé la tête vers le ciel. Le soleil, bien rouge, venait de se coucher. Le fond du ciel, incandescent pour un moment encore, lançait des flammes, mais faiblissait vite, avalé par la nuit noire qui s’avançait, gueule grande ouverte, pour ne faire qu’une bouchée de ce qu’avait été le jour. Le ciel ne comptait que quelques rares nuages gris souris, avec leur centre à peine plus foncé. Ces nuages qui flottaient au loin avaient des allures de ballons échappés lors d’une fête d’enfants. La nuit promettait d’être étoilée.

Depuis que j’ai entendu Robert Lamontagne, astrophysicien et professeur retraité de l’Université de Montréal, donner des explications au micro de Ça vous regarde, l’émission de Madeleine Blais-Morin, je me dis qu’il vaudrait mieux compter ces nuits étoilées, tant elles risquent bientôt d’appartenir au passé.

Notre vision des étoiles de la nuit sera de plus en plus amoindrie. Une étude de l’Observatoire européen austral (ESO), publiée en juillet dernier, estime que 1,7 million de satellites pourraient se retrouver en orbite autour de la Terre d’ici quelques années.

Aujourd’hui, il y a déjà un peu plus de 14 000 satellites. Depuis les années 1960, certains de ces........

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