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Briser des rêves

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17.03.2026

Je suis un enfant de la génération X, celle à qui l’on prédisait le néant à l’âge adulte. Comme bien d’autres du genre, cette prédiction ne s’est pas réalisée. Chaque génération hérite d’un passé que les précédentes ont bâti et essaie de tisser un futur qui la représente davantage. C’est ainsi que le choc des idées, plutôt que le choc des générations, nous permet d’évoluer et de progresser.

Je ne suis pas nostalgique d’une époque glorieuse. Mais, avec l’âge, on se remémore nos moments de jeunesse, quand les responsabilités n’étaient encore qu’un mirage lointain. Prenez la musique : chaque époque a marqué une jeunesse qui, plus tard, s’est réconfortée dans les vieux succès qui la faisaient danser et vibrer jadis. Pour ma part, ce sont les années 1980. Je dois vous avouer que je n’échappe pas à la nostalgie. J’ai toujours tout près une liste musicale construite pour me ragaillardir quand j’ai un moment de déprime.

Un des facteurs qui poussent les humains à s’accrocher à leurs moments de folle jeunesse tient probablement au fait qu’ils leur permettent de retrouver un peu de joie lorsque tout semble les inviter à la déprime et à l’anxiété. Avouons que, depuis la pandémie, nous n’avons connu que de rares moments d’allégresse collective. Éternel optimiste que je suis, je me dis que cette jeunesse qui grandit trouvera certainement,........

© Le Devoir