L’IA marque-t-elle la fin de l’ère du cerveau?
L’intelligence artificielle (IA) occupe une place grandissante dans les écoles québécoises. Depuis son introduction en 2022, elle fait partie intégrante de la formation au secondaire. Au fil du temps, elle a modifié la manière dont les jeunes s’engagent dans leurs apprentissages. Elle a réussi à s’implanter dans les salles de classe, à s’approprier les ordinateurs des élèves et à s’imposer comme un outil incontournable dans le milieu scolaire. Bien qu’elle suscite un vif intérêt chez les acteurs de l’éducation, force est de constater qu’elle soulève également des préoccupations.
Les élèves sont-ils en train de perdre de la matière grise depuis l’intégration de l’IA dans les écoles ? Cette avancée technologique pose-t-elle un danger pour le développement cognitif des jeunes ? Les enjeux abordés dans le cadre de cette réflexion s’articulent autour de deux axes principaux : le coût cognitif et la dépendance technologique chez les élèves.
Moins de connectivité cérébrale avec l’IA
Selon des recherches en sciences cognitives menées au Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’utilisation d’assistants génératifs, comme ChatGPT, pourrait transformer la manière dont le cerveau apprend. Déléguer la réflexion humaine à l’IA réduirait l’activité du cortex préfrontal ainsi que l’effort intellectuel nécessaire pour transformer l’information en connaissances personnelles. Comme le révèle Nataliya Kosmyna, chercheuse scientifique au MIT Media Lab, le........
