Au cœur des débats, absentes du pouvoir
La directrice générale d’Aide aux trans du Québec souhaite voir siéger au Parlement, dans un avenir rapproché, une personne trans ou non binaire, car cette réalité occupe déjà une place importante dans les conversations politiques.
Connaissez-vous Georgina Beyer ? Son nom ne me disait rien jusqu’à tout récemment. Pourtant, son parcours a marqué l’histoire. En 1995, elle devenait la première femme trans au monde à être élue mairesse, dans la petite ville de Carterton, en Nouvelle-Zélande. Quatre ans plus tard, elle entrait au Parlement néo-zélandais, devenant la première personne ouvertement trans à siéger au sein d’un Parlement national.
À l’approche des élections au Québec, son histoire m’a amenée à réfléchir à la place qu’occupent les personnes trans dans notre propre démocratie.
À ce jour, aucune personne ouvertement trans ou non binaire n’a siégé à l’Assemblée nationale du Québec, ni d’ailleurs à la Chambre des communes.
Certains plafonds de verre ont néanmoins été brisés : en 2017, Julie Lemieux devenait, à Très-Saint-Rédempteur, la première personne ouvertement trans à diriger une municipalité au Canada. Ailleurs au pays, des personnes trans et non binaires ont également accédé à des législatures provinciales.
Cette absence au Parlement du Québec peut sembler, à première vue, n’être qu’une réalité statistique. Après tout, selon le recensement de 2021, les personnes trans et non binaires représentaient environ 0,23 % de la population québécoise de 15 ans et plus, soit 16 225 personnes.
Mais s’arrêter à ce seul........
