Baignade interdite ?
Il n’y a aucune raison valable de priver les Montréalais et les Québécois du bonheur de l’accès à l’eau, estime l’autrice.
Le site de baignade planifié à l’ancienne marina de Lachine ne verra pas le jour1. La nouvelle a été annoncée quelques mois après la publication du rapport qui confirme que seulement 2 % des plans d’eau au Québec sont accessibles au public, et ce, même si l’eau est un bien commun.
La législation et la pratique en vigueur depuis quelques décennies, selon Radio-Canada, accordent l’accès presque exclusif à ce bien commun aux propriétaires des bateaux, des propriétés et des terrains. Les autorités semblent ne pas savoir « par quel bout prendre le problème », que certains qualifient de systémique2.
À Lachine, c’est l’argument économique qui est évoqué pour justifier l’arrêt du projet. Or, quelles pourraient être les retombées d’un site offrant plusieurs activités à la population (prix d’entrée, location d’équipements, stationnement, restauration, etc.) ?
D’ailleurs, peut-on évaluer la rentabilité d’un service autrement qu’en dollars ? L’ancienne mairesse de Lachine a résumé l’importance de l’accès à l’eau par ce constat simple : « Parce que cela augmente la qualité de vie des........
