Le « gros bon sens », cet objet politique convoité
Jérôme Soucy observe que le gros bon sens de l’un n’est pas nécessairement celui de l’autre et qu’il sert souvent d’argument à ceux qui en manquent.
Lors de la dernière campagne électorale fédérale, Pierre Poilievre et les candidats conservateurs nous invitaient à « ramener le gros bon sens » au Canada. Mais où était-il donc passé ? Avait-il traversé la frontière en 2024, attiré par Donald Trump, qui scandait lui aussi « bring back common sense » ? Le 31 janvier dernier, lors du congrès du Parti conservateur du Québec, l’expression a refait surface, cette fois dans la bouche de l’actuel chef de l’opposition à la Ville de Québec, Stéphane Lachance, qui affirmait qu’il n’y avait « aucune honte » à vouloir que le gros bon sens revienne enfin au cœur de nos vies et que « la gêne doit changer de camp ».
À force de l’entendre invoqué partout, on finit par se demander : où est ce « gros bon sens » ? A-t-il seulement existé ? Et qu’est-ce qu’on prétend ramener, au juste ?
À première vue, difficile d’être contre le........
