Développer les partenariats du Canada au Moyen-Orient
Mark Carney dispose d’une ouverture présentement pour positionner le Canada sur l’échiquier diplomatique au Moyen-Orient et se distancer d’une certaine conception américaine de l’ordre mondial, explique cet ancien diplomate.
Sur la scène internationale, le Canada est bel et bien de retour. La guerre tarifaire et l’approche belliqueuse de Donald Trump ont forcé le gouvernement Carney à se distancer de l’administration américaine et à chercher de nouveaux partenaires économiques et politiques.
Le premier ministre Carney est d’ailleurs devenu un leader écouté et recherché. Une espèce d’Astérix résistant au César (ou Néron) américain ! Outre une intensification des liens avec l’Europe, le nouveau positionnement canadien a permis de rétablir les ponts avec la Chine et l’Inde, après des années de brouille.
Le Canada se joint aussi à de nouvelles coalitions entre démocraties. La plus récente étant ce P4M (Partners for Multilateralism) formé en marge de la récente Assemblée générale des Nations unies avec des pays comme l’Inde, le Kenya, l’Australie, le Brésil, mais aussi l’Union européenne.
Une des régions avec lesquelles le Canada a effectué un virage notable est le Moyen-Orient.
Après des années où la priorité semblait être un alignement exclusif avec Israël, particulièrement marqué sous l’ère du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement Carney a concrétisé le changement avec une reconnaissance de la Palestine, en compagnie d’autres pays dont la France, à l’automne 2025.
S’en est suivie une collaboration avec ces........
