Un référendum séparatiste et autonomiste
Le rejet probable de l’option 2 qui déclencherait un second référendum ne signifie pas que le sentiment d’aliénation de l’Ouest est à la baisse, estime Frédéric Boily
Cela fait maintenant des mois que les Albertains sont plongés dans une drôle de campagne pour ce que l’on peut appeler un exercice référendaire. L’expression semble appropriée dans la mesure où les électeurs albertains doivent se pencher sur un nombre considérable de questions aux ramifications politiques et sociales importantes. Évidemment, c’est la question 10 sur l’avenir de l’Alberta en tant que province canadienne qui a retenu toute l’attention. Cette question en deux volets a suscité, dès son dévoilement en mai dernier, une volée de critiques contre Danielle Smith. Depuis, plusieurs se sont plu à dire, tel le chef du NPD Naheed Nenshi, que Danielle Smith aurait dû annuler le référendum1.
D’autant que tous les sondages indiquent que l’option « Remain », soit celle que l’Alberta reste au Canada, va l’emporter. En effet, les sondages varient dans une fourchette de 60 à 70 % en faveur du maintien de l’Alberta à l’intérieur du Canada. À l’inverse, ceux qui, comme les séparatistes et les indépendantistes, estiment qu’il faut voter pour l’option 2 et déclencher un autre référendum représenteraient, selon les différentes estimations, de 20 à 30 % des Albertains2.
Dans ce contexte, il paraît peu probable d’assister, dans les derniers jours avant le vote, à un réel........
