Faire du bien-être notre « boussole électorale »
Même si le bien-être au Québec demeure l’un des plus élevés au monde, une détérioration de plusieurs indicateurs environnementaux et sociaux fait craindre une aggravation de la situation, expliquent les auteurs, qui appellent nos futurs dirigeants à y voir.
L’été s’en vient, les vacances aussi. Et c’est tant mieux, tout le monde a droit à du repos. Nous aurons bien entendu la tête ailleurs pendant quelques semaines, mais les débats sur ce qui compte reprendront vite à la rentrée, alors que nous retournons aux urnes pour choisir notre prochain gouvernement.
Pour nous, membres du G15 , en cette période d’instabilité économique et géopolitique, le renforcement du bien-être des Québécois – sous toutes ses facettes – et le renforcement du dialogue social doivent figurer comme des enjeux fondamentaux de la prochaine campagne électorale.
Comme plusieurs sociétés à travers le monde, nous traversons une période de profondes turbulences. Ceux et celles qui aspirent à gouverner le Québec devront avoir le courage de s’attaquer avec sérieux et cohérence aux inégalités sociales et la pauvreté qui augmentent, au renforcement de notre économie fragilisée, aux avancées rapides de l’intelligence artificielle qui bouleversent le marché du travail, aux crises du logement et de l’itinérance qui s’aggravent, à la difficulté grandissante de pouvoir se nourrir sainement, aux impacts des changements climatiques qui s’accélèrent et aux difficultés d’accès aux soins de santé et à l’éducation.
En 2020, en pleine pandémie, nous avons lancé le G15 , une alliance d’acteurs issus des milieux économique, syndical, environnemental, académique,........
