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La « crise des surdoses » ne doit pas servir à des fins partisanes

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24.07.2026

Il faut se garder de tirer des conclusions hâtives de certaines statistiques, préviennent les auteurs, qui détournent l’attention des véritables causes de la situation actuelle.

Dans un récent reportage de CTV News, la députée conservatrice Elenore Sturko s’est empressée d’associer la baisse récente des décès liés aux drogues contrôlées en Colombie-Britannique au virage amorcé par la province dans la dernière année⁠1 : retour à la criminalisation de possession d’une petite quantité de drogue, restrictions accrues à certaines mesures de réduction des méfaits, comme les services de consommation supervisée et le recentrage vers une approche davantage axée sur le traitement et l’abstinence.

Au-delà des problèmes de validité ou de comparabilité des données dans le temps et d’une juridiction à l’autre (vu les imprécisions ou exagérations liées au processus et à la décision de l’attribution des surdoses aux drogues), cette interprétation des faits est non seulement erronée, elle est aussi tendancieuse et profondément injuste. Il est temps de remettre les pendules à l’heure.

Elle est erronée, car, dans ce même reportage, on rapporte également une augmentation massive de surdoses non mortelles.

Le retour aux........

© La Presse